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Status quo au classement général Ecourtée pour cause de brouillard, la spéciale du jour a donné lieu à un sprint majestueux entre les premiers du classement général. Ce matin, les concurrents de ce Dakar 2010, le 2ème se déroulant sur le contient américain, ont pu souffler et dormir quelques heures de plus. Côté moto, ils ne sont plus que 94 pilotes en course (68 autos, 14 quads et 35 camions). Après l’éprouvante étape de la veille, c’était toujours cela de gagner. Mais pourquoi donc ne pas avoir couru la spéciale dans son intégralité ? Brouillard trop dense
Les organisateurs n’ont pas voulu, en effet, prendre de risques superflus. De nombreuses nappes de brouillard étaient présentes en ce début de matinée. La visibilité devenait fort réduite et par conséquent les probabilités d’accident, la fatigue aidant, trop nombreuses. La spéciale a donc été raccourcie de 158 km, celle-ci ne faisant plus dés lors que 170 kilomètres. Le départ était également décalé de 4 heures. Mais, la mauvaise nouvelle du jour, il en faut une au moins, est que ce parcours ne sera tracé que dans les sables et les dunes surplombant la ville de Copiapo au Chili. Les qualités de navigation et de franchissement seront, de fait, déterminantes pour arriver dans les délais.Le départ est donné à 11 heures (heure locale). Comme l’on peut s’y attendre, le départ est très rapide. Très spectaculaire aussi. Au km 30, C’est Marc Coma, décidément très revanchard après sa pénalité de 6 heures pour changement de pneu illicite qui ouvre la piste. Etienne Lormand passe en 17ème position à 3’22’’ et David Barrot, 3 secondes après lui en 19ème position. La course est désormais lancée. Au km 70, c’est l’audois David Barrot qui devance son coéquipier. Le sanglier des Corbières passe au second point de contrôle en 20ème position en 5’53’’ du leader Coma et « Tinou » le suit à 6’13’’. Les deux hommes sont bien partis pour rentrer dans le top 20 de l’étape. Ce résultat, qui ne leur est jamais arrivé depuis le départ de Buenos Aires, récompenserait un esprit d’équipe sans faille. « J’ai bien navigué et bien roulé. Cette étape m’a fait plaisir parce que j’ai le sentiment d’avoir progressé dans le sable et les dunes. L’année dernière, j’aurais perdu du temps alors qu’aujourd’hui, je suis resté au contact d’Etienne qui est bien plus fort que moi sur un tel terrain. Nous avons passé la journée ensemble et partager la même trace. Au contact de Tinou, j’apprends beaucoup » ajoute l’audois. Une petite seconde d’écart
Au km 135, les deux hommes sont pointés en 20 et 21ème position avec deux secondes d’écart. Cette étape se résume, comme l’on pouvait s’y attendre, à un sprint royal de 170 km. Désprès ne s’incline d’ailleurs que de 4’’ face à l’espagnol Coma. Mais pour le dernier vainqueur du Dakar, ces petites secondes valent sans aucun doute de bafoué du pilote par cette tricherie. David Frétigné arrache une 6ème place mais ne peut, du moins lors de cette étape trop courte pour faire des différences notoires, continuer sa remontée vers le top 5 du classement général. Etienne Lormand décroche une 21ème place à 23’09’’de Coma. « Je me suis encore bien régalé sur cette étape. Dans ces grosses dunasses, il ne fallait pas néanmoins se planter » précise « Tinou ». David Barrot se classe lui 22ème à une petite seconde derrière le catalan. Au classement général, c’est le status quo. Frétigné conserve sa 6ème place mais ne reprend rien sur ces adversaires. Etienne Lormand occupe une prometteuse 24ème place à 09 h 07’14’’ de Cyril Désprès et David Barrot la 32ème position à 10 h 07’29’’. « Maintenant nous allons assurer. Il va falloir calmer nos ardeurs. Cela fait 10 jours que nous sommes plus qu’à fond » explique Lormand en évoquant sa fin de course jusqu’à Buenos Aires. Néanmoins « Tinou » continue à souffrir de son coude gauche : « je serre les dents et je suis continuellement sous calmant. Je ne pourrais pas faire autrement » ajoute t’il un peu inquiet pour l’avenir. Demain, la 10ème étape amènera les concurrents de la Serena à Santiago du Chili. Le parcours sera long de 586 km et la spéciale chronométrée le sera elle de 238 km. Le désert de l’Atacama, le plus aride du monde, est désormais derrière les concurrents du Dakar. Place aux pistes glissantes, poussiéreuses et piégeuses. La végétation sera elle aussi et enfin de retour. Frantz Delagrange
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