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Pensez-vous que David Frétigné, votre leader, peut encore gagner le Dakar avec 2h 05’57’’ de retard sur Désprès ? D.B : A la régulière, c’est non. Désprès a la meilleure moto Il est dans la meilleure dynamique pour l’instant. Il est intelligent en course et ne fait aucune erreur. Ses poursuivants sont tous à une 1 h derrière lui. Ce sont eux qui doivent maintenant attaquer et prendre les risques. Pas à lui. La pression, ce sont les autres qui l’ont. Pas lui. D’ailleurs, comment voulez-vous la lui mettre avec une ou deux heures de retard ? David n’est pas en position favorable avec une heure et demie de perdue lors de la 3ème étape. Sans cela, il jouerait encore la victoire mais le Dakar est loin d’être fini. Les motards sont les plus exposés en rallye raid. Pensez-vous en roulant aux risques que vous prenez ? D.B : D’abord, ce matin (ndlr : samedi matin), je me réjouis que le pronostic vital de Luca Manca (pilote italien accidenté lors de la 6ème étape) n’est plus engagé selon les médecins. Ce sentiment de danger, c’est dingue. C’est un sentiment à part que nous pouvons avoir. Mais, en course, j’essaie de ne pas y penser. Un accident, tu sais que cela peut arriver. Pour ma part, j’essaie de ne pas prendre de risque maximal. A commencer par doubler un concurrent dans la poussière qu’il véhicule. Il vaut mieux attendre un moment plus favorable. Quelle est l’ambiance dans l’équipe ? D.B : Avec Tinou (ndlr : Etienne Lormand), nous sommes deux amis. Nous faisons tout, non presque tout ensemble. Nous sommes surnommés dans le bivouac les « inséparables ». Nous roulons ensemble dans la journée ou nous nous attendons aux ravitaillements. Nous erais pas vivre seul. Propos recueillis par Frantz Delagrange
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