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Dakar 2010 – 7ème étape : Iquique – Antofagasta (641 km dont 600 km de spéciale) PDF Imprimer Envoyer
Écrit par Frantz Delagrange   
Vendredi, 08 Janvier 2010 19:27

Top 20 pour Barrot et Lormand 

Cette 7ème étape, à la veille de la seule journée de repos du rallye, comporte la spéciale la plus longue de l’épreuve. Cette journée pourrait réserver de nombreuses surprises. C’est l’étape reine de ce Dakar 2010. 

                Courbaturés, épuisés et pour certains blessés, les concurrents du Dakar 2010 ont eu bien du mal à se lever en cours de nuit. La fatigue et le manque de sommeil se lient sur leur visage et pourtant, il va leur falloir parcourir 641 km dont 600 km de spéciale. Le tout en plein désert de l’Atacama et ce pour la 3ème journée consécutive. « C’est une étape très difficile qui nous attend. Je commence un peu à taper dans la bête » confiait David Barrot au soir de l’arrivée de la 6ème étape et de son 1er top 20 de ce Dakar 2010. La fraîcheur physique va donc faire aujourd’hui la différence. Les pilotes bien préparés devraient ouvrir la piste. A noter également que la spéciale du jour sera neutralisée entre le km 177 et le km 227 afin de contourner par une route goudronnée une réserve naturelle protégée. Ils traverseront également un pittoresque mais dangereux « salar » long de 3 km. Ce sont des blocs de sable séché.  

Début d’étape très rapide

                Il fait encore nuit quand les motards s’élancent pour les 37 km de liaison qui va les emmener au départ de la spéciale. Barrot s’élance à 7 h 37’ (heure locale). Etienne Lormand, son coéquipier et ami, le suit à 4’. « Les inséparables » commencent leur course. Très vite, ils roulent de concert et se tiennent à une poignée de minutes de leur leader Frétigné. Les dunes du début de parcours sont franchies sans encombre. Il est vrai qu’à l’aube, sans ln. Par contre, la navigation est primordiale et certains concurrents perdus font des appels aux hélicoptères pour demander leur chemin.

Au km 227, « Frétos » l’aveyronnais est leader provisoire de l’étape. David occupe une 18ème position à 17’05’’ de son leader et « Tinou » le catalan le suit en 22ème position à 19’22’’. Les trois hommes sont rapides et nos deux pilotes régionaux sont même dans le temps du dernier lauréat du Dakar, l’espagnol Marc Coma.

Une belle histoire d’amitié

Cependant, il reste presque 2/3 de l’étape à parcourir. Au km 504, Frétigné continue de faire la course en tête mais la bagarre fait rage entre les meilleurs sur des pistes très cassantes. La prise de risque est maximale. A 40’ derrière, le rythme de David Barrot et d’Etienne Lormand est presque aussi intense. L’audois passe le point de contrôle chronométré en 18ème position et l’homme de Canet en Roussillon le suit en 20ème position.

A l’arrivée, c’est au sprint que se décide la victoire du jour. Cyril désprès, leader de la course, s’impose avec 29 petites secondes d’avance sur Marc Coma. Une poignée de seconde en 600 km et 7 H 31’ de course. Le français s’impose à l’orgueil et légèrement énervé par un illégal changement de pneu sur la moto de l’espagnol intervenu après la neutralisation. Ce litige devrait être arbitré dans la soirée par les commissaires.

Derrière, Frétigné prend une belle 3ème place à 5’. « C’était une très belle étape. Du franchissement sur 50 km puis de la navigation pour trouver les bonnes passes entre les oueds. Je me suis fait plaisir aussi sur des hors pistes très rapides. Certes, je perds du temps en aidant « Chaleco » pour changer sa chaîne qu’il venait de casser. Quant à cette histoire de pneu qui a été changé pendant la neutralisation, je ne porterai pas réclamation puisque je suis à 5’ mais Cyril devrait le faire » explique Frétigné à la fin de l’étape.

Un peu plus tard, David Barrot prend une excellente 18ème place à 50’26’’de l’étape et continue son rapprochup> place à 55’19’’de Désprè8re, de la vitesse. D’ailleurs, je devrais être pénalisé puisque sur 20 ou 30 mètres, j’ai fait un excès de vitesse entre le cP é et le CP 3. Je suivais une voie ferrée et j’ai vu le flash et j’ai entendu le bruit caractéristique du radar. Ce n’est pas une tricherie mais les commissaires ne vont pas me rater ce soir » raconte l’audois à l’arrivée. Peu après, Etienne Lormand arrive à son tour, regarde son chronomètre et voit qu’il perd 4’54’’ sur son ami. Lui aussi a été pris par le radar. Il en rigole et les deux hommes tombent dans les bras l’un de l’autre. Le Dakar, c’est aussi une belle histoire d’amitié. 

Frantz Delagrange 

 

Mise à jour le Vendredi, 08 Janvier 2010 19:33
 
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